Faire face à la bataille culturelle de l'extrême-droite, une réponse syndicale

L'Autodidacte (5 rue Marulaz, Besançon)

Organisé par CNT-SO


À en croire les médias et les personnes qui s’y expriment le plus souvent, le wokisme et la cancel culture seraient les principales menaces pesant sur notre société. Pourtant, bien que l’idée de « bataille culturelle » ait été théorisée à gauche, ce sont les tenants de la droite dure qui l’appliquent le plus strictement.

Depuis quelques années, propulsées par quelques grandes fortunes souvent à la tête d’empires médiatiques, ces forces réactionnaires assument de plus en plus la bataille culturelle qu’elles entendent mener pour faire avance les idées d’extrême-droite, et dans le même temps faire reculer un nombre incalculable de conquis sociaux.

Si Vincent Bolloré nous a habitués à défrayer la chronique en mettant au pas les différents médias et maisons d’éditions qu’il rachète, il faut compter aujourd’hui avec pas mal d’autres acteurs, plus ou moins connus car agissant plus ou moins à découvert. Parmi les plus explicites, Pierre‐Edouard Stérin prévoit dans son projet « Périclès » de mettre ses milliards au service de l’extrême-droite par des levées de fond au profit d’assos fachocompatibles (les « Nuit du bien commun »), l’évangélisation de la jeunesse avec les « Cadets libres de France », la formation de candidats aux élections à venir, le financement d’écoles privées en tout genre et bien sûr, la défense des traditions avec le très‐bon‐enfant‐et‐pas‐du‐tout‐politique banquet du Canon Français…

En première ligne de cette bataille culturelle se trouvent les travailleurs et les travailleuses et particulièrement celles et ceux de la culture et du spectacle.

Les menaces pesant sur elleux ne sont pas nouvelles, mais toujours plus inquiétantes lorsque l’extrême droite s’annonce ouvertement. Comment continuer de faire son travail quand notre commune est passée à l’extrême-droite ? Comment continuer de faire vivre des événements lorsqu’ils ne plaisent pas à la nouvelle municipalité, quand nos subventions publiques baissent ? Quels sont nos droits quand on doit installer la scène d’un festival en pleine canicule ? Plus largement : quelle place souhaite‐t‐on donner à la culture et à celleux qui en vivent, dans un monde qui semble tout miser sur l’extractivisme, la finance et la guerre ?

On vous propose de discuter de ces questions, et de bien d’autres, avec nos camarades du STUCS (Syndicat des Travailleurs.euses de la Culture et du Spectacle), de la CNT‐SO. Ielles seront ravi.es de vous présenter leur lutte et leurs mobilisations, en particulier celles consistant à mettre des bâtons dans les roues à Stérin et ses copains…

Événement proposé par la CNT‐SO Franche‐Comté. Fondée en début d’année 2026, la CNT‐SO/FC entend proposer une alternative syndicale anarchiste et interprofessionnelle en Franche‐Comté. Ce sera l’occasion de nous rencontrer aussi.